La fabrication de sabots existe aux Pays-Bas depuis des siècles, et dans les ateliers traditionnels, on retrouve toujours la même technique de fabrication.
Le choix du bois et la découpe initiale
Pour fabriquer une paire de sabots, les fabricants utilisent généralement du bois de peuplier, un bois gorgé d’eau. Pour commencer, le fabricant découpe un morceau de bois qui deviendra un sabot plus ou moins grand en fonction de la taille que le fabricant va créer.

Le façonnage de l’extérieur
Ensuite, il place le morceau de bois dans une machine qui va créer l’extérieur du sabot. Avant de démarrer la machine, il place un gabarit du sabot qu’il va réaliser. En activant la machine, une roue se met à tourner et commence à scier le bois et à côté un morceau de métal suit le contour du gabarit et applique le même mouvement à la roue afin de créer une réplique exacte du modèle.
Le creusage de l’intérieur
Quand l’extérieur du sabot est fini, le fabricant le sort de la machine et le place dans une seconde machine. Avec la même technique et un modèle de l’intérieur, le fabricant va créer l’intérieur du sabot. Un couteau-cuillère va creuser l’intérieur du sabot.
Le séchage et les finitions
Après, le sabot doit sécher pendant 4 semaines. Pour le moment, si on souffle fort dedans, de l’eau sort du sabot. Au bout de ces 4 semaines, le sabot est sec, on peut alors le limer. Après le limage, on peut enfin passer à l’étape de la peinture et au vernis.

Symbolique des couleurs et traditions
Maintenant, on fait plus des peintures décoratives pour les touristes, mais avant, la peinture des sabots représentait la région dans laquelle on était. Des sabots bleus foncés décorés de motifs floraux représentent le nord, tandis que des sabots jaunes à motifs rouges représentent le sud.
En plus des modèles colorés, il existait autrefois des sabots pour les occasions spéciales. Les modèles sculptés avec de magnifiques détails étaient réservés aux mariages ou pour se rendre à l’église le dimanche. C’était un véritable signe de prestige et de savoir-faire artisanal.
De l’artisanat à la mécanisation
Avant, les sabots étaient faits à la main, avec un grand couteau et un couteau-cuillère. La fabrication d’une paire prenait alors plusieurs heures par sabot, sans compter le temps de séchage ni de peinture, contre environ 10 minutes pour une fabrication à la machine.

Solidité et sécurité au quotidien
Maintenant, les sabots sont surtout achetés par des touristes en souvenir des Pays-Bas, et portés par les fabricants de sabots, mais auparavant c’était la chaussure de toutes les familles. Les sabots terminés sont très solides et peuvent résister à de gros chocs. Ils sont d’ailleurs considérés comme les ancêtres des chaussures de sécurité : aujourd’hui encore, certains agriculteurs et jardiniers les préfèrent car ils protègent mieux les orteils contre l’écrasement ou les outils tranchants que des bottes classiques.
Même si le bois absorbait très bien l’eau pendant la fabrication, les sabots sont maintenant imperméables grâce au vernis appliqué par le fabricant. Portés avec des chaussettes en laine, les sabots gardent très bien les pieds au chaud pendant l’hiver.
Guide pratique pour bien choisir ses sabots : Quand vous achetez des sabots aux Pays-Bas, il y a de fortes chances que la taille soit écrite en centimètres, mais en général la pointure est écrite sur une étiquette ou une affiche pour la conversion. Mais si la pointure n’est pas écrite, il existe une astuce très simple pour trouver le sabot à la bonne taille : Le sabot est à la taille parfaite si vous pouvez passer un doigt entre votre pied et le bord arrière du sabot.
Margaux


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